Les économistes de l’American Bankers Association (ABA) considèrent que la recession prendra fin aux Etats-Unis durant le troisième trimestre de 2009. Cela étant, tout n’ira pas au mieux, car des problèmes perdureront, comme le chômage élevé et le risque d’inflation…
«L’économie américaine retrouvera la croissance, mais pas forcément la santé», illustre Bruce Kasman, président du comité d’économistes de l’ABA et économiste en chef de JP Morgan Chase.
Tout dépend de l’immobilier
Ainsi, les dépenses des consommateurs semblent s’être stabilisées durant le premier semestre de 2009. Et pendant ce temps, les entreprises en ont profité pour liquider une partie de leurs stocks et réduire leurs coûts. Résultat : la situation est favorable à une reprise de l’activité et de la consommation, surtout que les incitations gouvernementales devraient propulser le mouvement, selon les experts de l’ABA.
Quant aux marchés financiers, l’amélioration de ces dernières semaines concerne de plus en plus de secteurs, y compris le crédit. En conséquence, les investisseurs devraient voir leur moral remonter de plus en plus.
Par exemple, le secteur des logements résidentiels devrait voir rapidement la fin de la crise qui le secoue depuis trois années. «Le secteur de l’immobilier va être un acteur important de la reprise, vu les prix peu élevés et les taux d’emprunt bas», souligne M. Kasman.
Fortes tensions inflationnistes
Mais tous les problèmes ne vont pas se résoudre d’un coup de baguette magique. L’emploi, entre autres, va rester une épine dans l’économie américaine. Le taux de chômage devrait atteindre les 10%, et y rester un bon bout de temps, peut-être jusqu’en 2011.
Autre ennui de taille en perspective : le risque d’inflation. La dette fédérale s’alourdissant, les experts de l’ABA craignent des tensions inflationnistes à partir de 2010. Pour éviter la surchauffe, ils considèrent que la Réserve fédérale devra maintenir bas ses taux directeurs.